Mon père, le kuatsu et Pascal Scotto

La voie de mon père

Mon père, Bernard Boudin*, a été pendant 30 ans "guérisseur" à Orange dans le Vaucluse. Il était plus précisément praticien du Kuatsu et magnétiseur mais aussi sourcier et membre du GNOMA, le Groupement National pour l'Organisation des Médecines Alternatives. Il avait également intégré un peu de chromothérapie, fleurs de bach, huiles essentielles et pendule dans ses pratiques. Il connaissait la valeur du travail, avait pour crédo le célèbre “Aide-toi le ciel t'aidera”, tenait à ses racines de paysan, de personnage entier qui avait grandi près des rivières et qui pêchait à la main dans la campagne vauclusienne des années 50.

Rugbyman averti dans sa jeunesse, c'est après un match au cours duquel il s'était blessé pour la énième fois au début des années 80 qu'il avait été conduit par quelques uns de ses coéquipiers chez une dame, Mme Serre à Montfavet, proche Avignon, pour se faire soigner. A l'époque plutôt hermétique à ces pratiques non conventionnelles, il avait accepté qu'elle s'occupe de lui mais restait sceptique, jusqu'à ce qu'elle le soigne vraiment et qu'elle finisse par devenir son maître en Kuatsu...

Sorti de sa campagne et fort d'une licence en droit, il a cheminé brillamment toute sa vie pour se découvrir sur le tard une passion pour la mer et le bateau. Il éprouvait bien sûr à un niveau plus large un amour immense pour la nature. Il était un pro des observations du ciel et de la météo depuis son service militaire. Il avait accumulé avec les années une quantité astronomique de connaissances liées au corps humain et à son maintien en bonne santé. Il insistait sur l'importance d'une eau de qualité (résidu sec faible), d'une alimentation saine (additifs danger, acidité et ph, pas de micro-ondes, cuisson vapeur).

Il avait développé des ressentis énormes sur ce qui l'entourait et évoluait dans un monde où les valeurs de respect et les notions d'être juste et à sa place prévalaient. Les "j'aurais dû..." alors qu'on ne peut plus rien y changer, les "il faut que tu..." alors qu'on est le maître de personne, les "si j'étais toi..." alors qu'on est jamais que nous-même, les "à ta place je..." alors qu'on ne sera jamais à la place de l'Autre, les "je suis content pour toi" alors qu'on est jamais bien content que pour soi-même, etc etc... ne faisaient pas partie de son langage. Lui c'était : être à sa place.

L'évolution de sa pratique l'avait amené à intégrer beaucoup plus l'impact psychologique des schémas en place et des évènements de la vie sur la "bobologie" habituelle. A la mort de son propre père, il avait senti toutes les contractures du corps de ce dernier disparaître sous ses doigts comme évacuées et parties dans une sorte de courant de rivière, ce qui d'après lui lui en “avait beaucoup appris sur la vie”.

 

Aux origines du Kuatsu

J'ai aimé cet historique des arts martiaux et du Kuatsu tel que trouvé sur le site internet officiel national du Nihon Taï Jitsu Voir la source Je le remets ici en version allégée :

"Depuis que l'homme est apparu sur terre, il a dû combattre pour rester vivant face à une nature hostile, contre les animaux et contre les hommes, non seulement pour défendre ses biens, mais aussi pour assurer sa supériorité et pour régner en maître sur son entourage. Le Japon pays en proie à des guerres perpétuelles entre clans, mais aussi pour protéger son territoire, développa l'art du combat d'une manière particulièrement efficace surtout en ce qui concerne le corps à corps et ceci pendant la période féodale durant laquelle les arts militaires prirent un maximum d'importance. Parmi ces arts le SUMO puis le JU-JITSU occupaient la première place.

Il est vraisemblable que les Arts Martiaux japonais naquirent aux Indes, puis par l'intermédiaire de la Chine se concrétisèrent plus tard au Japon sous l'influence des moines. Des documents prouvent qu'en Grèce comme en Egypte des méthodes de combat proches du JU-JITSU Japonais étaient pratiquées par les hommes d'armes. Des bas reliefs sur certains tombeaux le démontrent de manière formelle.

Au fur et à mesure de l'évolution des arts martiaux au Japon, les pratiquants utilisèrent davantage de souplesse, l'esquive venue du travail au sabre, le contrôle de l'attaque, l'apport des luxations et des projections. Le JU-JITSU était né.

 

Le Kuatsu : retour à la vie

Cependant, le JU-JITSU des SAMOURAI ne comprenait pas uniquement des projections, frappes, luxations et étranglements, mais aussi un art qui permettait de sauver un sujet en état de mort apparente ou de calmer certaines douleurs: cet art s'appelait KUATSU. Les KUATSU sont toujours enseignés aux ceintures noires et en particulier aux professeurs. Ils font partie des épreuves d'examen de 2ème degré de NIHON JU-JITSU et de NIHON TAI-JITSU.

Ces techniques de "retour à la vie" agissent en général sur l'excitation des zones réflexogènes avec retentissement sur les centres nerveux et cardiaques. Le mot KUATSU est la contraction de KUA (vie) et TSU (JUTSU). Le mot KWAPPO qui est souvent employé par les spécialistes signifie "ensemble des méthodes de retour à la vie." Pour ajouter à la formation du JU-JITSUKA, les KUATSU se complétaient du SEIFUKU (art des rebouteux)."

 

Perpétuer le geste : Pascal Scotto

Ce que je peux en dire pour en donner une illustration un peu + concrète, c'est que le Kuatsu consiste en un "massage" en profondeur - assez douloureux - mené du bout des doigts. Le thérapeute s'efforce de détecter les contractures sous ses doigts pour "défaire le noeud" ou dit autrement faire disparaitre cette sorte de boule anormale que la contracture provoque au niveau des fibres musculo-squelettiques. J'ai toujours vu le Kuatsu obtenir de très bons résultats.

Pascal Scotto, élève en Kuatsu de Bernard Boudin*, a repris le flambeau de cette pratique. M Scotto est issu de l'univers médecine traditionnelle chinoise, acupuncture, et a intégré le Kuatsu à ses soins. Il est joignable au 06 30 87 19 44 et reçoit à son cabinet à Coudoux (13) ou parfois à Orange (84). Et dans le cas où vous auriez besoin d'être rassurés, M Scotto nous a bien soignés mon frère et moi ainsi que d'autres membres de l'entourage ou anciens habitués de mon père...

 



*La différence Baudin/Boudin entre mon père et moi s'explique par une rectification d'état civil.
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